PANDORA (docu-fiction / expérimental, tourné en septembre 2021 à Fès au Maroc) - en post-production

Un film réalisé en collaboration avec le Kabareh Cheikhats, une troupe casablancaise de théâtre de dix hommes qui, déguisés et maquillés, performent sur scène en reprenant le répertoire des cheikhats, chanteuses traditionnelles populaires. En rendant hommage à ces femmes, ils parlent des hommes, et soulèvent des questionnements de la société marocaine d’aujourd’hui. Ce film met en scène l’univers fantasmagorique de chaque homme de la troupe et explore leurs alter-egos féminins.


Pitch

Au petit matin, sur le toit d’une vieille bâtisse du nord du Maroc, un chapiteau de tissus colorés se gonfle de fumée épaisse. Quand les premières lumières au loin touchent le domino des toitures cubiques, une patte noire se glisse entre deux tissus et une silhouette ombreuse émerge de la fumée.

En queue-de-pie noire, déboutonnée et débraillée, noir de la tête aux pieds, ce n’est rien de moins... Que le Diable. Esquissant un sourire sournois, il commence son conte et nous fait signe de le suivre.

Ce qu’il nous promet, c’est un voyage dans le Rêve des cheikhats... Oui, les cheikhats, et si on ouvre discrètement les portes, peut-être qu’on aura l’occasion de les voir toutes.

Le Palais sombre et majestueux ouvre sa bouche, au teint glacé de sa gloire passée. Flottant sur des sols de carreaux et entre les murs de mosaïque d’où mille yeux nous regardent, on navigue d’une pièce à l’autre à la rencontre...

Des cheikhats, femmes libres qui chantent la poésie et l’amour, aux riches comme aux pauvres. Maîtresses de la fête, du chant et du désir, elles s’incarnent aujo- urd’hui dans le corps de dix hommes.

Ces hommes sont les membres de la troupe du Kabareh Cheikhats, qui, en caf- tans et perruques, maquillés et tatoués, chantent et dansent sur scène pour ren- dre hommage à ces chanteuses traditionnelles populaires.

En rendant hommage aux femmes, ils parlent des hommes, et questionnent les paradoxes de la société marocaine d’aujourd’hui.

Ce court-métrage met en scène l’univers fantasmagorique de chaque homme de la troupe tout en tentant d’explorer leurs alter-egos féminins.

Comme dans un rêve éveillé, chaque portrait est source d’interprétations multiples...






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